Très riche en terminaisons nerveuses, le clitoris est, comme le pénis, composé de tissus érectiles. Seule son extrémité, le gland, est plus ou moins cachée ou visible, émergeant du capuchon. D’après quelques sources Internet, « Hippocrate l’appelait le serviteur qui invite les hôtes » et pensait qu’il était l’organe du plaisir féminin. Mais aussi que les femmes devaient jouir pour être enceintes. Ainsi au Moyen Âge, selon cette doctrine, les médecins préconisaient des traitements inattendus, comme le frottement du clitoris dans un mouvement circulaire par un doigt préalablement enduit d’huile. »
Au XVIème siècle, la littérature médicale reconnaît l’existence du clitoris pour la première fois. Mais à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, certains médecins en préconisent l’ablation pour calmer certains troubles de l’humeur. Ce n’est pas si loin de nous, et ça se passait en Grande-Bretagne, entre autres. D’autres médecins considéraient le clitoris comme une tumeur qu’il fallait enlever, tout bêtement. Et aujourd’hui encore, dans certains pays d’Afrique, l’excision est une pratique courante.
Pourtant, on le sait désormais grâce au travail de nombreux sexologues, l’orgasme féminin fait toujours intervenir le clitoris, quel que soit le lieu de la stimulation qui l’a provoqué. Qu’on l’appelle bouton de rose ou pitchou ou encore cerise, comme chez les Québécois, il intrigue mais ne doit donc surtout pas être délaissé. Messieurs, prenez-le en compte et prenez-en soin.

