Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) : l’Herpès

Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) : l’Herpès

L’herpès peut être labial ou génital. Cette MST (maladie sexuellement transmissible) est très fréquente, puis qu’elle touche environ deux millions de personnes en France Beaucoup d’entre elles ignorent qu’elles sont contaminées, d’ailleurs. Ce n’est que lorsque la maladie se révèle qu’elles le comprennent. On peut même dire qu’elles le sentent passer ! Car c’est extrêmement gênant et douloureux et les crises perturbent la vie sexuelle des personnes touchées. La primo-infection à Herpès simplex virus a lieu entre 7 et 21 jours après le contact sexuel infectant. Très  spectaculaire, elle se manifeste d’abord par de petites brûlures ou des démangeaisons, puis deux jours après, par des douleurs, de la fièvre, ainsi qu’une sensation extrêmement forte de fatigue. De petites vésicules apparaissent, groupées en bouquets sur les régions touchées par l’herpès, plus particulièrement les cuisses, le sexe et l’anus.

Quelques jours après, les vésicules éclatent pour laisser place à des croûtes. Les crises durent en moyenne huit jours et la lésion herpétique est contagieuse pendant deux semaines. Les muqueuses les plus atteintes chez la femme sont la vulve, la région anale et l’entrée vaginale. Chez l’homme, c’est essentiellement le gland et la région anale qui sont concernés. Toutefois, sachez qu’après une première crise d’herpès génital, environ 70 % des personnes touchées n’auront plus de crises herpétiques. Les autres connaîtront des récidives fréquentes, par exemple lors d’un état de stress, d’un choc, ou alors en cas de maladie ou d’un état de fatigue général. Car le virus est demeuré latent dans les ganglions lymphatiques. Les récidives se présentent sous forme de vésicules sur le pénis, la vulve, le col de l’utérus, mais parfois également sur les fesses ou les jambes. Elles sont annoncées par une douleur locale que le patient apprend à reconnaître, et qui se situe en général au creux des reins ou dans l’aine.

Toutefois, sachez que plus la primo-infection a été sévère, plus il y aura des probabilités de récidives. Seuls des crèmes et comprimés antiviraux calment les crises. Enfin, la contamination peut être possible de la bouche au sexe, donc attention aussi aux herpès labiaux N’oubliez pas que, une fois que vous l’avez, vous le gardez ad vitam aeternam. Et lors d’un cunnilingus, il peut y avoir transmission, et pas seulement en période d’infection forte. « il est donc recommandé d’utiliser une digue dentaire.

La digue dentaire est en polyuréthane ou en latex. Elle coûte encore assez cher (environ trois euros pièce) mais le CRIPS (Centre régional d’information et de prévention du Sida) en fournit. Sinon, vous pouvez utiliser un préservatif coupé dans sa longueur ou, moins sexy, du film alimentaire. Attention, pas celui qui passe au micro-ondes : il est poreux et n’omettez pas le gel à base d’eau et de silicone.


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